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Rédaction - Page 2

  • L'hyperactivité chez l'enfant trop souvent ignorée

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    En France, un enfant hyperactif est diagnostiqué trente mois en moyenne après l'apparition de ses premières difficultés. Dans ce laps de temps, sa souffrance scolaire et familiale aura empiré. Il aura sans doute redoublé ou été exclu d'une école impuissante à le canaliser. Il aura rencontré les mouvements de rejet de ses instituteurs et de ses camarades. Ses parents, eux, auront frappé à bien des portes de psychologues ou de pédopsychiatres, sans que son mal n'ait été nommé.

    Alors que les études scientifiques montrent que certaines thérapies peuvent soulager l'enfant et son entourage au moment crucial des premiers apprentissages, le système de soins français semble incapable de poser un diagnostic à temps. «Les professionnels de santé sont peu ou pas formés à ce syndrome. Ils ont souvent des difficultés à répondre aux questions des familles et à leur proposer une orientation adaptée», constate la Haute Autorité de santé dans une note publiée la semaine dernière.
    Débordé par les stimulations

    Le trouble du déficit de l'attention-hyperactivité (TDAH) touche entre 3 et 5 % des enfants scolarisés, soit un à deux par classe. Décrit depuis la fin du XIXe siècle, il a longtemps été très controversé. Malgré une médiatisation récente, il reste aujourd'hui mal connu du grand public car il se présente sous des formes diverses.

    «Le symptôme principal est un déficit d'attention, qui peut être associé ou non à une hyperactivité variable en intensité et à une impulsivité», détaille le Dr François Bange, pédopsychiatre à l'hôpital Robert-Debré, à Paris. Les difficultés de l'enfant deviennent flagrantes sur les bancs de l'école. Il a du mal à résister aux distractions, à finir ce qu'il a commencé. Il ne peut pas attendre, lever la main avant de s'exprimer ou lire une consigne. Il est souvent agité. En collectivité, il est vite débordé par l'excès de stimulations. Cela le mène à des brusqueries, des colères et des désobéissances.

    «Les filles ont une présentation moins voyante avec plus de troubles de l'attention, note le Pr Diane Purper-Ouakil, pédopsychiatre à l'hôpital Saint-Éloi, à Montpellier. Elles sont souvent autoritaires et impulsives, mais elles font plus d'efforts pour être acceptées socialement, ce qui complique le repérage.»
    «Un trouble très envahissant»

    Le TDAH a aussi de fortes répercussions sur la vie de famille. «C'est un trouble très envahissant: les parents s'épuisent, le couple tangue, les frères et sœurs souffrent», témoigne Sylvie Vigo, une mère de deux garçons hyperactifs, qui a raconté leur histoire dans un livre *. L'enfant est anxieux, démoralisé et se dévalorise.

    D'où l'importance d'une prise en charge spécialisée, qui combine différentes stratégies. Un traitement médicamenteux (le méthylphénidate, plus connu sous le nom de Ritaline, une de ses formes commerciales) peut ainsi être proposé à partir de 6 ans. Mais seuls 5 % des enfants hyperactifs prennent, en France, ce psychotrope dont l'efficacité à court et moyen terme est démontrée.

    «Parallèlement, des programmes thérapeutiques limitent les répercussions négatives du syndrome», indique le Pr Purper-Ouakil. Sont proposés des conseils aux parents, du soutien psychologique et un aménagement du temps scolaire. En classe, des mesures simples contribuent à apaiser les tensions: installer l'enfant au premier rang, le faire marcher régulièrement, raccourcir les exercices.

    Diagnostic à l'hôpital

    Âgé de 10 ans aujourd'hui, le fils aîné de Sylvie Vigo est encore sous Ritaline, mais seulement les jours d'école. Cette mère dont les colères devenaient excessives dit avoir tenu bon grâce aux thérapies comportementales.«On m'a aidée à comprendre que mes fils ne le faisaient pas exprès et je suis devenue plus tolérante, témoigne-t-elle. J'ai arrêté de culpabiliser. Nous avons aussi changé de stratégie éducative: nous essayons de les féliciter pour ce qu'ils font bien, au lieu de les punir à tout bout de champ.»

    Aujourd'hui, le diagnostic d'hyperactivité se fait principalement à l'hôpital, seul autorisé à prescrire le méthylphénidate pour la première fois. À ce stade, les familles doivent encore prendre leur mal en patience: deux ans d'attente pour un premier rendez-vous à Robert-Debré, plusieurs mois à Montpellier, etc.

    Selon Mario Speranza, pédopsychiatre à Versailles, «quand on suit la trajectoire de ces enfants, on voit que ceux qui n'ont pas été pris en charge ont des parcours plus compliqués», même si le trouble disparaît spontanément à la puberté dans la moitié des cas. À la demande de la Direction générale de la santé, la HAS doit maintenant définir une série de recommandations pour améliorer le repérage de ces enfants par les médecins généralistes, les pédiatres et les enseignants. Et faire évoluer l'image d'enfants mal élevés et insupportables qui leur colle encore à la peau.

    * «Mon enfant est hyperactif», coécrit avec une pédopsychiatre, Éditions de Boeck.

    Des causes multiples

    Selon la Haute Autorité de santé, le TDAH s'apparente à un trouble neuro-développemental multifactoriel. «Pour la très grande majorité des enfants, il ne s'agit pas d'une cause psychologique», assure le Dr François Bange, de l'hôpital Robert-Debré, à Paris. Certains facteurs de risque pourraient contribuer à l'apparition du syndrome. Il en est ainsi des antécédents familiaux ou d'événements périnataux comme la prématurité, le faible poids de naissance et l'exposition au tabac in utero. Aux États-Unis, les diagnostics de TDAH ont augmenté de manière spectaculaire depuis dix ans. Ils concernent aujourd'hui plus d'un enfant sur dix.

    @Le Figaro.fr

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  • Petite mise au point sur ce qu’est vraiment My Beauty blog

    me.jpgSuite à un remontage de bretelles en bonne et due forme, je me permets de faire un petit point sur qu’est vraiment My Beauty blog.

    Dans un premier temps, comme son nom l’indique bien, My Beauty blog est un blog.  Soit un espace personnel  qui me permet de publier des idées ou des points de vue, avec à la clé, la possibilité d’un éventuel échange (et encore là, je ne force personne). Ce blog traite de la beauté, et j’en profite pour souligner que tous les produits sont testés par moi-même (eh oui, je suis seule) et  pour moi-même. Il représente pour moi un support dans ma propre quête du bien-être et d’une certaine beauté.

    Ce blog, est donc juste le reflet de ma sensibilité en tant que consommatrice face à un marché certainement souvent trop manipulé, celui de la beauté.  Les appréciations que vous trouverez donc sur les articles, n’engagent que moi.

    Alors, certes, je conçois bien que le ton employé sur ce dernier, peut des fois paraître un peu « cru », n’en déplaise à certains, le politiquement correcte que nous impose la société, très peu pour moi.  Sans quoi, soyons sincères, ce blog ne me ressemblerait pas. Au risque de perdre peut-être certaines opportunités, je n’ai absolument pas l’intention de m’asseoir sur mon objectivité.  L’honnêteté, c’est aussi ça qui fait la force de My Beauty blog, et je n'imagine pas que cela change. Ni pour vous, ni pour moi.

    Je profite également  de ce billet pour bien rappeler que tous les prix sont à titre indicatifs et qu’il vous est possible de prendre contact avec moi via le petit onglet à votre gauche « E-Mail Me »

    Amicalement,

    Mamzelle Caviar.

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  • Retrouvez My Beauty blog sur Pinterest.

    Bonne nouvelle, My Beauty blog a enfin son board sur Pinterest. Retrouvez tout l'univers du blog en un clique : https://pinterest.com/mamzellecaviar/my-beauty-blog.

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  • Kate Moss pour Kérastase

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    Kérastase est heureux d’annoncer que la plus grande icône internationale de mode, Kate Moss, sera le visage de sa toute première gamme de Styling. 

    Le top model britannique, égérie de nombreuses marques de mode et de beauté, sera ainsi pour la première fois l’image d’une marque capillaire de luxe.

    La campagne publicitaire réalisée par le photographe Solve Sundbo, sera disponible à partir du mois de mai 2013. Sérieusement, on a juste hâte de la découvrir. 

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  • La bonne nouvelle de ce début d'année : Alber Elbaz signe une collection Lancôme

    Capture d’écran 2013-01-14 à 11.55.56.pngVoilà dix ans qu’il redéfinit les codes de la féminité au travers des collections Lanvin. Traçant des lignes tour à tour droites ou sinueuses, mais toujours pensées pour véritablement habiller ses clientes, juste parce qu’il veut « voir de belles femmes, pas de beaux vêtements… »

    Imaginant une collection Blanche, dédiée au mariage, qui est venue moderniser le propos de robes trop souvent laissées dans la naphtaline.

    Inventant des bijoux parures XL, des ballerines de danseuse et de nouveaux parfums, raffinés au possible, pour femmes ou jeunes filles. Logique, « ce sont toutes les facettes des femmes qui m’inspirent. Je pense aux femmes que j’aime, que je connais ou que j’aimerais rencontrer. »

    Pour toutes celles-ci, et les autres, Alber Elbaz annonce une nouvelle réjouissante : l’arrivée, le 15 juin, de sa première collection de maquillage sous l’œil bienveillant de la maison Lancôme. « Alber Elbaz est sans doute l’un des créateurs de mode les plus influents au monde. Mais plus que cela, c’est le plus talentueux, affirme Youcef S. Nabi Président de Lancôme. Son sens du luxe, son regard sur la féminité et sa touche d’impertinence résonnent parfaitement avec les nouvelles valeurs de la maison Lancôme. Nous sommes extrêmement fiers et heureux qu’il transpose avec nous, pour la première fois, son univers dans le monde du maquillage. »

    Et au vu du succès de sa collection conçue pour H&M l’année dernière, on peut sans se tromper pronostiquer une rupture de stock de la collection Lancôme x Alber Elbaz au rayon beauté.

    @leFigaro_Madame

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  • Beauté : les canons de la mondialisation

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    RIDES, CERNES, PORES DILATÉS... En transformant ces mots en maux, les grands groupes de cosmétique ont assuré leur fortune. Mais si la bouteille de Petrus, le sac à main de luxe, la dernière collection de Prada ou les jeans d'Uniqlo sont commercialisés sur les cinq continents sans subir un seul changement, le pot de crème est bien plus retors.

    Difficile d'exporter autour du globe la même recette miracle. Les produits de beauté appartiennent à cette rare catégorie de biens de consommation qui nécessitent des adaptations locales extrêmement précises, définies selon les types de peaux ou de cheveux... Qui varient également en fonction du climat, de l'intensité du soleil ou du degré d'hygrométrie de chaque pays. Il y a deux ans, Jean-Paul Agon, PDG de L'Oréal, affichait ses objectifs : conquérir un milliard de nouveaux consommateurs d'ici 2020. Ambitieux quand le groupe a mis cent ans pour décrocher son premier milliard de clients.

    Pour y parvenir, une seule solution : se tourner vers les pays émergents, nouvelles locomotives de la croissance. L'Europe et les Etats-Unis, qui représentaient en 2011 63 % des ventes mondiales de tout le secteur, ne contribueront plus qu'à 38 % en 2025. De L'Oréal à Beiersdorf (Nivea, La Prairie), en passant par Procter and Gamble (Pantène, Head & Shoulders), Estée Lauder, LVMH, Coty Prestige ou Chanel, tous les regards se tournent désormais vers l'Asie et l'Amérique latine.

    La plus grande usine de L'Oréal vient d'ailleurs d'être inaugurée le 7 novembre, à Jababeka, en Indonésie. Première étape de la conquête de ces nouveaux viviers de consommatrices : identifier les besoins et les spécificités de chaque population. Dès le début des années 2000, les marques ont installé des antennes de développement dans les pays émergents afin de cibler les différences génétiques et comportementales de chacun. L'Oréal conduit environ 100 000 études par an chez des consommatrices "témoins". Durant une heure et demie, leur rituel d'hygiène et de beauté est passé à la loupe. Le savon et le shampooing sont-ils partagés par tous les membres de la famille ? Matin et soir, combien de lotions et de crèmes ont-elles été utilisées ? Un long entretien pour décortiquer leurs envies, leurs besoins et leurs craintes. Par exemple, les Indonésiennes redoutent par-dessus tout les taches que provoquent les UVA - dont l'intensité, sous leurs cieux, est quatre fois supérieure à celle mesurée en Europe. Dans leur canon de beauté, rien ne vaut une peau lisse et uniforme... et donc sans tache.

    "Un cosmopolitisme d'un genre inouï est en train de naître sous nos yeux", annonce la philosophe Françoise Gaillard, professeure à l'université Diderot-Paris-VII et directrice de l'Institut de la pensée contemporaine. Les innovations destinées aux pays émergents reviennent comme un boomerang dans les pays dits "matures". Un gigantesque chassé-croisé. "On redécouvre la consommatrice européenne via l'Asie", confirme Jochen Zaumseil, vice-président exécutif de la zone Asie-Pacifique de L'Oréal. Fondatrice de la société Information Inspiration, Florence Bernardin étudie les habitudes de consommation en Corée, au Japon et en Chine pour les marques de beauté européennes : "L'influence des pays asiatiques n'a jamais été aussi importante pour l'Occident. Ceux qui font appel à nous veulent évidemment conquérir ces consommatrices, mais ils souhaitent aussi importer en France ce qui marche là-bas. Ce n'est plus le modèle européen qui fait rêver les jeunes Chinoises. Leur idéal se trouve aujourd'hui en Corée ou au Japon. Quant aux femmes occidentales, elles ne sont plus les premières à tester les dernières découvertes." D'ailleurs, c'est à Shanghaï et à Singapour que Sephora a lancé ses magasins les plus novateurs, véritables navires amiraux des marques.

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    UN RETOURNEMENT DE SITUATION ILLUSTRÉ PAR LA "BB CREAM" – pour "Blemish Balm" – et son récent succès en Occident. Imaginée par un chirurgien esthétique allemand pour camoufler les rougeurs, apaiser la peau et la protéger du soleil après une intervention, elle était passée inaperçue en Europe. Jusqu'à ce qu'une marque coréenne décide, en 2001, de décliner le concept dans un pays où les premières opérations de chirurgie sont offertes en guise de cadeau d'anniversaire à l'âge de 18 ans. Il a suffi qu'une célébrité locale avoue son addiction à la BB Cream pour enflammer les ventes de ce soin teinté à tout faire. Intriguées par le phénomène, les marques occidentales ont d'abord hésité à lancer sur les marchés européens un article supposé en remplacer trois. Leur crainte : cannibaliser l'usage du fond de teint et de la crème hydratante.

    Mais le succès de la BB Cream de Garnier - l'une des premières marques à commercialiser le produit en Europe en 2011 - fut tel que tout le monde s'est engouffré dans la brèche. Nivea, L'Oréal Paris, La Roche-Posay, Lancôme, MAC Cosmetics, Estée Lauder, Clinique, Dior... Tous ont lancé leur déclinaison pour l'Europe et les Etats-Unis, dans des textures moins épaisses que celles vendues en Asie. Prochaine étape : l'arrivée, au printemps prochain, de la "CC Cream", une déclinaison qui devrait, elle aussi, pulvériser les scores de vente, à en croire les résultats du lancement de celle de Chanel en Chine. Encore difficile à caractériser, l'appellation "CC Cream" offrirait de meilleures performances en termes de protection solaire et d'hydratation que son aînée, la "BB". Un nouveau fourre-tout marketing qui a déjà conquis les Asiatiques. Et auquel les Occidentales ne devraient pas échapper.

    Plus surprenante encore, l'arrivée massive des soins antitaches cet hiver en France, commercialisés en Asie depuis quatre-vingt-quinze ans par Shiseido. On connaissait l'obsession des Asiatiques pour le teint immaculé. Moins ridées que les Européennes, leurs peaux développent cependant des irrégularités pigmentaires plus tôt que les épidermes blancs. Depuis les années 1990, chaque grande marque avait donc développé des produits de soin et une stratégie marketing adaptés à cette zone du globe : "Blanc Pureté" de Chanel, "Dior Snow", Shiseido "White Lucent", Lancôme "Blanc Expert"...

    Inspirée par la migration des populations asiatiques aux Etats-Unis et par l'accélération des métissages, Clinique lance dans le monde entier, en 2010, un soin antitache (Even Better Clinical). La campagne publicitaire, avec un mannequin noir et un modèle asiatique, induit l'idée que le sérum est destiné à tous les types de peau. Résultat : en France, le produit devient le best-seller 2010 devant tous les antirides et reste en tête en 2011. De quoi inspirer les autres acteurs du marché. La tache est le nouvel ennemi à abattre. "Ces crèmes remplaceront demain les soins antirides", pronostique Jochen Zaumseil, de L'Oréal. L'Asie a imposé un nouveau geste de beauté à la planète entière.

    Au rayon maquillage, la donne est un peu différente. Il y a toujours eu des allers-retours entre Orient et Occident, à l'instar du khôl qui a donné naissance aux crayons et aux pinceaux pour les yeux utilisés dans le monde entier. Plus récemment, Maybelline a d'abord lancé ses gels liners au Japon avant de les vendre comme des petits pains aux Etats-Unis. Autre parfaite illustration d'innovation inversée, le shampoing pour cheveux abîmés Elsève Total Repair 5 de L'Oréal Paris. Conçu pour les Brésiliennes adeptes des lissages agressifs et grandes consommatrices de produits capillaires, il a d'abord été commercialisé localement. Avec succès. Rapidement exporté partout ailleurs, il est aujourd'hui numéro un de la gamme Elsève au niveau mondial, avec 140 millions d'unités vendues dans le monde en 2011. C'est toujours au Brésil que la gamme de produits bronzants de Nivea ("Protect & Bronze") a été mise au point, sous le soleil ardent du tropique du Capricorne, avant d'être lancée en Europe. Dans la même veine, le japonais Shiseido a d'abord commercialisé sa ligne de cosmétiques bon marché Za en Chine, en Thaïlande ou au Vietnam avant de la faire revenir sur son propre marché en septembre dernier.

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    POUR LA PARFUMERIE FINE, LE MOUVEMENT EST NETTEMENT PLUS LENT. "Les marques ne s'intéressent pas encore vraiment aux goûts des Chinoises ni des Indiennes dans ce domaine", admet Judith Gross, directrice du marketing pour IFF, une société de fabrication de fragrances et d'arômes. Et pour cause : ces femmes n'en sont pas (encore) de grandes consommatrices. Question de culture. En Chine, on se parfume peu. En Inde, au contraire, les senteurs locales sont si puissantes qu'elles laissent peu de place aux nouvelles venues. Ce qui n'empêche pas des "ovnis" olfactifs comme Chloé Signature d'imprégner l'Asie. Ce sillage d'oxyde de rose est numéro un des ventes au Japon, sans doute parce que l'odeur rappelle celle des soins du visage rituels de cette partie du monde.

    Consciente du potentiel que représente le marché asiatique, la maison allemande de composition de parfums Symrise (qui travaille pour Armani, Givenchy ou Chopard) y envoie régulièrement, depuis cinq ans, ses nez en expédition. Objectif : se familiariser avec les grandes traditions chinoises ou indiennes. Leur dernier voyage olfactif les a menés dans les provinces du Yunnan et du Jiangxi, à la découverte des champs de fleurs, des forêts de bambous et des usines de thé. Au programme : initiation à la cérémonie du précieux breuvage ou à la médecine chinoise. De quoi élever l'âme des parfumeurs ? Sans doute. Mais le but est évidemment plus prosaïque. Il s'agit de mieux comprendre les goûts et les préférences régionales "pour adapter leurs créations à des pays spécifiques", explique la direction de Symrise : "Ils doivent savoir comment vivent les consommateurs, comment ils font leurs courses, comment ils travaillent", tout en ayant "senti" et en s'étant familiarisé aux produits locaux et aux "matières premières de base".

    La Chine et l'Inde ne sont pas les seuls territoires à fantasmes de la cosmétique. Dans la ligne de mire des grandes marques, les pays du Golfe et leur clientèle férue de parfums. "La population jouit d'un pouvoir d'achat bien supérieur à la moyenne occidentale et s'offre des collections entières dans son pays et partout où elle voyage", rappelle le parfumeur Francis Kurkdjian. Premier à avoir repéré leur obsession pour le bois de oud - une fragrance envoûtante, animale, presque narcotique, aux effluves de chair en putréfaction, qui coûte 30 000 euros le kilogramme -, Tom Ford, alors directeur artistique d'Yves Saint Laurent, lance en 2002 une senteur qui en est largement inspirée. Des marques "de niche" (By Killian, Byredo, L'Artisan Parfumeur, Maison Francis Kurkdjian, Le Labo) lui emboîtent progressivement le pas en estampillant leurs flacons du mot "oud". Très vite, c'est l'effet boule de neige : Dior, Armani Privé ou Cartier imaginent leur propre "oud". Lancôme s'y mettra à Noël avec une édition limitée réservée à quelques points de vente prestigieux.

    La mondialisation de la beauté passe aussi par un métissage des pratiques ancestrales. L'usage aujourd'hui plus répandu des huiles - tant pour les cheveux que pour le corps - provient notamment du Maghreb. L'huile d'argan, par exemple, est tirée d'un arbre que l'on trouve essentiellement au Maroc. En Inde, la pharmacopée ayurvédique reste essentielle pour les soins de la chevelure. Au Brésil, les femmes utilisent jusqu'à trois huiles successives après leur douche. Lancée dans ce pays en 1969, Natura, une entreprise de cosmétiques naturels, exporte avec succès une huile de douche - Maracuja, du nom du fruit de la passion - dans cinq autres pays d'Amérique latine. Et beaucoup de ces huiles traditionnelles ont récemment été déclinées en Occident dans toutes les gammes capillaires (Kérastase, Shu Uemura Art Of Hair, Davines, Jacques Dessange, L'Oréal Paris).

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    UNE GÉOGRAPHIE INÉDITE SE DESSINE. "Facebook est le nouveau plus grand pays du monde, déclare Mark Tungate, journaliste et auteur du Monde de la beauté (éd. Dunod, 2012). L'information n'a jamais circulé aussi rapidement entre les populations. En outre, on voyage nettement plus qu'avant et les flux migratoires rendent les frontières beaucoup plus floues. Le succès du produit antitaches de Clinique auprès des femmes noires le démontre : on ne peut plus classifier distinctement les types de peau. Non seulement le modèle de la Caucasienne qui influence le reste de la planète est obsolète mais on risque, d'ici peu, d'avoir bien du mal à définir le mot "caucasien"."

    Pour la philosophe Françoise Gaillard, "jamais le monde n'aura connu pareille migration humaine par images interposées. Venues de l'Est, du Sud, du Moyen-Orient ou de l'Extrême-Orient, les représentations de soi et des autres circulent, s'interpénètrent et avec elles, les usages culturels de soi, à commencer par les pratiques de beauté". La "peau comme vêtement de prestige et de résidence secondaire" (Jean Baudrillard) se mondialise. Un paradoxe dans ce secteur particulier de la beauté, qui doit composer avec le rapport si complexe des femmes à leur corps.

    @Le Monde : Nicole Vulser et Lili Barbery-Coulon/ Illustrations Artus de Lavilléon

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  • Une mannequin suédoise porte plainte contre Estée Lauder

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    Si Photoshop paraît être l’ami par excellence des mannequins et autres vedettes du showbiz, l’utilisation à mauvais escient de ce dernier par la maison Estée Lauder risque bien de leur coûter cher. Une plainte vient en effet d’être déposée par une mannequin suédoise, Caroline Forsling, qui estime qu’on vient de lui ruiner sa carrière.

    Alors qu’elle avait posé, sans maquillage, pour des tests photo qui devaient simplement servir à illustrer une publicité pour du shampooing, à la grande surprise de la jeune femme, ces mêmes photos ont été utilisées sans accord pour une publicité vantant les mérites d'une crème antirides Estée Lauder.

    Cette dernière est découpée en deux parties, avant et après, afin d’illustrer l'efficacité de la soi-disant crème. Sauf que la partie avant a bien été retouchée le logiciel, non pas pour, comme à son habitude, effacer quelques défauts, mais bien pour vieillir le visage de la jeune femme. Selon le top model, la diffusion de ces photos en la vieillissant prématurément viendrait tout simplement de plomber sa carrière. Le mannequin réclame deux millions de dollars de dommages et intérêts à la marque Estée Lauder.

    Retrouvez également cet article sur Essentielle.be

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  • Le Labo ouvre son premier écrin olfactif à Paris

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    "Né à Grasse, élevé à New York" voici la baseline de Le Labo, une griffe olfactive conçue à Grasse - la capitale française du parfum - qui s’est matérialisée en février 2006 à New York avec l’ouverture d’une première boutique.

    Une griffe conçue par le duo Edouard Roschi et Fabrice Penot qui vient d’inaugurer sa première boutique française à Paris 6 rue Bourbon-le-Château dans le VIème arrondissement, légèrement en retrait du boulevard de Saint-Germain. Un lieu de 40 mètres carrés à mi-chemin entre le laboratoire de chimie et un cosy loft new-yorkais où se dévoilent les douze fragrances unisexes de la marque (et autres créations olfactives pour la maison). Des parfums aux noms qui sonnent comme des formules de chimie: Rose 31, Santal 33 ou encore Bergamote 22 (environ 115 euros les 5ml).

    Car ce qui prime c’est le parfum. Pas de packaging extravagant, les flacons jouent la carte de la sobriété pour laisser s’exprimer des fragrances issues de la haute parfumerie mais aussi et surtout leur histoire.

    "Lorsque nous avons créé Le Labo, notre souhait était d’abord de raconter une histoire, celle des parfums est venue naturellement mais après", explique Edouard Roschi, ingénieur chimiste de formation qui a notamment officié chez Firmenich, puis chez L’Oréal pour les parfums Armani où il a rencontré son partenaire Fabrice Penot. "Nous avions la possibilité d’assister à des défilés et le plus intéressant était ce qui se passait en coulisses", raconte-t-il.

    Capture d’écran 2012-09-27 à 09.40.02.pngEt de "coulisses" il en est justement question puisque c’est au sein même des boutiques Le Labo que s’effectue la mise en alcool des parfums, la rencontre des huiles, de l’alcool et de l’eau, devant les clients qui ont ensuite la possibilité de personnaliser les étiquettes des flacons.

    Une "formule" qui a fait recette puisque Le Labo compte aujourd’hui en plus de ses corners dans des grands magasins comme Barneys, une dizaine de boutiques dans le monde à New York, Londres ou Tokyo - la marque a d’ailleurs développé des fragrances exclusives dédiées à certaines villes où elle s’est installée (Vanille 44 pour Paris) - et prévoit de poser un pied en Russie.

    @FashionMag

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  • Kenzo relance sa ligne de soins Kenzoki

    Capture d’écran 2012-09-22 à 16.12.12.pngKenzoki fait peau neuve avec une gamme de produits réduite, des formules retravaillées et un nouveau packaging. Lancée en 2000 par Kenzo (LVMH), la marque de soins comptait à l’origine une quarantaine de produits construits autour de quatre végétaux d’Asie: le lotus blanc, la feuille de bambou, la fleur de gingembre et le riz.

    Aujourd’hui, Kenzoki se recentre sur une vingtaine de produits essentiellement composés à partir de deux végétaux, le lotus blanc pour le visage et la vapeur de riz pour le corps.

    Cette nouvelle stratégie devrait s’accompagner d’une baisse progressive des prix, à l’instar de la "Crème sensuelle pour peau nue" vendue 42€ au lieu de 52€ précédemment. Présente dans près de 320 points de vente en France, Kenzoki est essentiellement vendue dans les boutiques Sephora et Marionnaud, ainsi que sur les e-shops de ces deux enseignes. A l’international, la marque compte environ 1500 points de vente. Ses principaux marchés sont la Chine, la Russie et l’Europe.

    En termes de communication, Kenzoki parle de son renouveau via les campagnes de presse et poursuit son opération de communication auprès des blogueuses mode et beauté initiée en 2008. "Kenzoki est une marque sensorielle qui s’expérimente, c’est pourquoi nous souhaitons faire découvrir nos produits notamment via des opérations envers la communauté des blogueurs", commente Christelle Perrin.

    Source : FashionMag

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