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Psycho

  • A découvrir : 13 façons prouvées d'être plus heureux

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    Nous voulons tous être heureux. Bonne nouvelle : différentes études scientifiques ont montré que pour une grande partie, ce bonheur ne dépend que de nous. En faisant quelques petits changements, il est donc possible de rendre notre vie bien plus agréable. Voici 13 conseils (plus ou moins) scientifiques pour qui veut être plus heureux.

    1. Donnez de l’argent aux autres

    Donner de l’argent aux autres au lieu de le garder pour soi rend plus heureux, d’après une étude publiée dans le magazine ‘Psychological Bulletin’. L’étude conclut que les gens les plus heureux sont ceux qui donnent le plus, indépendamment de combien ils gagnent.

    2. Réalisez votre chance

    Le professeur Martin Seligman de l’Université de Pennsylvanie a démontré que les gens qui notent chaque jour trois choses positives qui leur sont arrivé pendant la journée sont significativement plus heureux que les gens qui ne le font pas. Ce ne doit pas nécessairement être de grosses choses : votre dessert préféré ou un sourire feront aussi l’affaire.

    3. Essayez quelque chose de nouveau

    Les gens qui ont l’esprit d’aventure et n’ont pas peur de briser leur routine en essayant régulièrement quelque chose de neuf sont en général plus heureux. Essayer de nouvelles choses aide aussi à garder vos capacités motrices au top et stimule en plus le cerveau.

    4. Reportez votre satisfaction

    La joie anticipative, c’est à dire le fait de se réjouir à l’avance d'un évènement, participe aussi à votre bonheur. Lors d’une enquête, on a annoncé à des gens qu’ils avaient gagné un repas gratuit dans un restaurant très renommé et qu’ils pouvaient eux-mêmes choisir quand ils s’y rendraient. Presque tout le monde a choisi de placer le dîner après quelques temps, pour pouvoir encore se réjouir quelques jours de cet heureux évènement.

    5. Regardez plus souvent du bleu

    Des scientifiques de l’université du Sussex ont fait une recherche sur l’influence de la couleur bleue sur les ondes du cerveau. Ils ont découvert que l’exposition au bleu booste la confiance en soi, diminue le stress et rend plus heureux en général. Une explication possible est que nos ancêtres associaient le bleu à un ciel crépusculaire. Cela appellerait à son tour le sentiment d’une journée bien remplie et la perspective d’une bonne nuit de sommeil.

    6. Déterminez des objectifs

    Le psychologue Jonathan Freedman a prouvé que les gens qui se fixaient des objectifs clairs à court et à long terme sont plus heureux que les gens qui ne le font pas. Le neuroscientifique Richard Davidson de l’Université du Wisconsin a ajouté par après que consacrer ses efforts à la réalisation des objectifs procure non seulement des sentiments positifs, mais réprime également les sentiments négatifs.

    7. Ne cherchez pas à avoir raison

    Selon le Dr. Deepak Chopra, auteur du livre ‘The Ultimate Happiness Prescription’, adopter un point de vue neutre est la meilleure façon de rester heureux. "Vous pouvez épargner 99% de votre énergie psychique – et donc vous sentir plus heureux – si vous ne voulez pas sans cesse prouver que vous avez raison" déclare Chopra.

    8. Allez à la messe

    Le professeur Bruce Heady du l’Université de Melbourne a enquêté pendant 25 ans sur les niveaux de bonheur d’un groupe de gens. Il est arrivé à la conclusion que celui qui va régulièrement à l’église reste plus mince, se fait moins de soucis à propos de sa carrière et a des partenaires plus stables émotionnellement. Les croyants sont aussi plus heureux et plus satisfaits que ceux qui ne sont pas religieux.

    9. Dormez au moins 6 heures par nuit

    Votre bonheur dépend aussi de votre nombre d’heures de sommeil. C’est ce qui ressort d’une étude mandatée par l’entreprise anglaise Yeo Valley. Pour cette étude, des adultes entre 18 et 65 ans ont du coter leur bonheur sur une échelle de 1 à 5. Les sujets qui dormaient par nuit 6 heures et 15 minutes de façon ininterrompue se donnaient le plus haut score.

    10. Ne navettez pas plus longtemps que 20 minutes

    Il ressort de la même enquête que les gens qui ont le plus haut score de bonheur ne mettent que 20 minutes pour se rendre à leur travail.La longueur du trajet domicile-travail a aussi une influence sur votre santé et votre forme générale.

    11. Faites en sorte d’avoir au moins 10 bons amis

    Des chercheurs de l’Université de Nottingham ont découvert que les gens qui avaient au moins 10 bons amis sont plus heureux que ceux qui en ont cinq ou moins. "Au plus, au mieux", semble même être la règle, car selon l’étude le niveau de bonheur grimpe en fonction de votre nombre d’amis.

    12. Faites comme si vous étiez heureux

    Peut-être pensez-vous que cela coûte trop d’efforts, mais rire alors que vous êtes en fait triste peut faire en sorte que vous vous sentiez effectivement mieux. Diverses études ont montré qu’en riant, des sentiments positifs s’éveillent.

    13. Cherchez l’âme soeur

    Les relations romantiques influencent en grande partie notre bonheur. Les gens qui ont un partenaire sont en général plus heureux que ceux qui sont célibataires. Les couples, mariés ou non, ont un plus haut niveau de bien-être, d’après une étude de l’Université de Cornell.

    @http://www.references.be/ (sur les bons conseils de Florence Blaimont Callens)

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  • Article coup de coeur : le burn-out, maladie du sens.

    burn out, stress, anxiété, maladie, dépression


    André Malraux, cette fois, ne nous avait pas dit que le XXIe siècle serait celui d’une nouvelle maladie de civilisation. À l’égal, peu ou prou, de la mélancolie au XIXe ou de la neurasthénie au XXe, le burn-out est entré dans les mœurs. Par la petite porte, tant il reste discrètement confiné au rang de tabou. De maladie honteuse.

    Encore fallait-il déjà s’attaquer au sujet. Ce que le philosophe belge Pascal Chabot n’a pas craint de faire, explorant la pathologie pour les Presses universitaires de France, où notre jeune compatriote Laurent de Sutter dirige à présent la belle collection "Perspectives critiques" fondée par l’excellent Roland Jaccard, écrivain vaudois et longtemps critique littéraire au "Monde".

    Spécialiste de Gilbert Simondon et du rapport transactionnel entre l’humain, la technique et le progrès, Pascal Chabot s’en est allé quérir loin en arrière les origines du burn-out. Il l’apparente en effet à l’acédie médiévale des moines épuisés par le travail de prière au point d’en perdre la foi dans le système divin. Fatigue loin de se résumer à une maladie de la paresse et de l’oisiveté.

    Maladie du "trop" en revanche, comme la toxicomanie. Car, s’agissant du burn-out postmoderne, on lit ici que "les personnes affectées furent consciencieuses, ardentes, dures à la tâche." Et Pascal Chabot d’ajouter : "Trop de travail, peut-être trop d’idéalisme, trop d’investissement." Voilà qui prête donc un nouveau visage à ce mal trouble, qu’on préfère ne point trop identifier, quand il ne suscitait pas naguère le sourire ou le persiflage.
    Et pourtant. Il est temps, avec le philosophe, de s’étonner de l’optimisme des idéologues des années 1960 qui, lorsqu’ils envisageaient le développement technologique du futur, prédisaient que les machines nous libéreraient définitivement du travail, nous promettant une enchanteresse société du loisir. Un paradis terrestre dominé par les plages et les automobiles.

    On est loin du compte. L’on voit surtout de nos jours que l’humain est devenu une ressource qui "dégorge, lui aussi, ses meilleures énergies, sa sueur, son temps". Étant de toutes façons surnuméraire, et donc remplaçable. Le burn-out suscitant dès lors un climat de peur panique, avec ses symptômes de fatigue, d’anxiété, de stress ingérable, de dépersonnalisation et de sentiment d’incompétence.

    Remontant le temps donc, Pascal Chabot a pu observer que cette affection psychique avait affleuré dès les années 1970, lorsque le psychiatre new-yorkais Herbert Freudenberger, œuvrant jour et nuit dans une clinique pour toxicomanes, avait conclu à ce syndrome à partir de son propre état d’épuisement.

    Le mot, lui, n’était déjà plus tout nouveau puisque l’écrivain anglais Graham Greene s’en était emparé dans "La Saison des pluies" ("A Burnt-Out Case", 1961), roman que lui avait inspiré en 1959 la visite d’une léproserie au Congo en 1959, où les médecins belges utilisaient ce terme pour désigner l’état consumé des malades. C’est-à-dire déjà en voie de guérison, quand le patient arrivé au terme du processus de combustion négocie l’après de la maladie, le début du renouveau. Comme chez Dante, tout a brûlé, mais lui demeure. Le burn-out aura été une catharsis.

    On le saisit de mieux en mieux, c’est à une fine et pénétrante critique du management technocapitaliste, avec ses euphémismes creux et ses très parlants "deadlines", que se livre Pascal Chabot. Critique d’un "travail sans fin" : sans limite ni finalité. À la fois "berceau et tombeau des illusions" du travailleur, en vaine quête de reconnaissance, en butte au culte fou de la performance, en proie finalement à une totale perte de sens.

    Global Burn-out Pascal Chabot Puf, coll. "Perspectives critiques" 146 pp., env. 15 €
    Le burn-out, maladie du sens @Éric de Bellefroid pour la Libre

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  • Les pervers narcissiques en dix questions

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    Qui sont ces "vampires affectifs", comment les repérer et, surtout, comment s'en débarrasser ? Alors que de nouveaux livres viennent étayer le propos, une enquête de "l'Expresse Style" fait le point en 10 questions sur le phénomène.

    A en croire les discussions de bureau, ils seraient des millions. Quiconque souffre d'un chef de service tyrannique, d'une soeur médisante ou d'un fiancé de mauvaise foi crie au PN. Parce que, quand on jargonne psy, c'est PN que l'on dit. Et, à en croire également l'inflation de livres consacrés au sujet, il se pourrait bien qu'ils soient plus nombreux que jamais, tant notre société exacerbe l'individualisme... bien qu'il n'y ait aucun chiffre pour le prouver.

    Mais, d'abord, qu'est-ce qu'un pervers, en langage psy? "C'est quelqu'un qui pense avant tout à sa toute-jouissance et qui, pour la satisfaire, transforme l'autre en objet. Quant au narcissisme, c'est un mal très contemporain ; c'est être tourné sur soi-même au point de l'obsession", répond le psychologue Serge Hefez. Avant d'ajouter: "Nous sommes dans un instant de civilisation où l'estime de soi est très importante, mais, là, elle devient pathologie."  

    Rappelons que le narcissisme est sain en soi, car il nous permet de nous construire. Comme l'explique le psychologue clinicien Didier Pleux, auteur de De l'adulte roi à l'adulte tyran (Odile Jacob), "il est tout à fait normal de bien s'aimer et d'avoir une petite dose de narcissisme, car c'est un présupposé fondamental pour accepter les autres et les aimer à leur tour. Mais les narcissiques sont, eux, incapables d'empathie. Le "sentiment de l'autre" leur est étranger. Ils ne ressentent jamais de culpabilité, de gêne, s'il leur arrive de blesser autrui, de le gruger, de le manipuler."  

    Le narcissisme est sain en soi, car il nous permet de nous construire

    Le PN est pire encore: il n'est que manipulation et désir de nier l'autre, en même temps que recherche sans fin de l'autre pour le vampiriser et se valoriser à ses dépens, donc à des fins d'exploitation. Ceci est d'une violence inouïe, mais insidieuse. Car le pervers est un merveilleux comédien, un Dr Jekyll et Mr Hyde en puissance, qui, pour ne pas tomber dans la schizophrénie, instaure une relation schizophrène. Un être qui agit "par-derrière" et dont on se dépêtre avec la plus grande difficulté. Avec l'aide et sous le contrôle de Jean-Charles Bouchoux, psychanalyste, auteur des Pervers narcissiques (Eyrolles), tâchons, en dix questions, de saisir les contours de cette pathologie dont on parle tant... Et de cesser de crier au PN sans raison.

    1- Y en a-t-il plus qu'avant ?

    C'est une pathologie rare. Ces temps-ci, on a trop tendance à voir des dynamiques de bourreau-victime un peu partout. Serge Hefez dit que, depuis que Le Harcèlement moral, la violence perverse au quotidien, de Marie-France Hirigoyen (2), est sorti, son cabinet est plein de patients qui viennent parler de leur PN de conjoint, de parent, de boss... Jean-Charles Bouchoux pointe, lui, du doigt un mal de l'époque : celui de vouloir chercher un coupable à tout, et à tout prix, pour payer à sa place. Attention, ce n'est pas parce qu'il y a du mensonge, de l'infidélité ou de la froideur qu'il y a forcément un pervers.  

    L'idée de manipulation, qui préside à la destinée de ce personnage, est difficile à cerner. Le PN est le Tartuffe de Molière. Son apparence est trompeuse: on le croit sincère et plein d'empathie. Cela fait de lui ce que Michel Onfray appelle un "délinquant relationnel". Pour autant, le terme ne figure pas dans le répertoire des maladies psychiatriques. C'est un concept psychanalytique et non pas psychiatrique, formalisé par Paul-Claude Racamier dans les années 1980.

    2- Pourquoi pourrait-il y en avoir plus qu'avant ?

    "Nous vivions autrefois dans une société oedipienne, mais on a tué Dieu et on ne l'a pas remplacé. Nous sommes donc plus que jamais dans une société narcissique qui manque cruellement de pères", analyse Jean-Charles Bouchoux. Les pervers pourraient être plus nombreux qu'autrefois, selon lui, à cause du déclin de la fonction paternelle. Nous serions en effet passés du patriarcat au matriarcat. Or, il existe bien une fonction paternante et une fonction maternante (qui n'ont pas forcément à voir avec le clivage homme-femme, d'ailleurs), dont la coexistence est cruciale pour la bonne construction psychique.

    3- Pourquoi et comment devient-on pervers ?

    Le pervers a gardé une structure infantile. Citons un exemple donné par Jean-Charles Bouchoux. Un homme demande à sa femme de monter avec lui en voiture, il fait une marche arrière et emboutit la voiture de sa femme, garée juste derrière la sienne. Immédiatement, il se retourne contre elle et lui dit: "Mais pourquoi étais-tu garée à cet endroit? !" Il se comporte comme un enfant qui ne supporte pas d'être pris en défaut. Il ne supporte pas le conflit intérieur et, dès qu'il en rencontre un, il le projette sur l'autre.

    le psychopathe n'a pas eu de père et le pervers a eu un mauvais père.

    Freud disait que les enfants sont des pervers polymorphes qui passent par divers stades, l'exhibitionnisme par exemple, pour se structurer psychiquement. Parce que le père, ou la figure paternelle, n'a pas joué sa fonction d'apprentissage de l'altérité, que la mère a toujours nourri l'enfant sans jamais le sevrer, au sens figuré, l'enfant ne formule pas de désir et ne connaît pas la frustration. Son surmoi ne peut donc pas se constituer. Or le surmoi fait appel aux valeurs morales. Le PN n'en est pas totalement dépourvu - contrairement au psychopathe -, mais la frontière est ténue. En schématisant, et au sens figuré, le psychopathe n'a pas eu de père et le pervers a eu un mauvais père qu'il ne peut plus entendre. Cela dit, ce dernier peut devenir psychopathe en cas de rupture, amoureuse, familiale, professionnelle...

    4- Quels sont les signes qui permettent de le repérer ?

    Rappelons que la perversion narcissique ne concerne que les adultes: un enfant ne peut pas souffrir de cette pathologie puisqu'il n'a pas encore terminé son développement psychique. Le pervers a pour objectif de restreindre, de soumettre et d'avilir sa victime. Mais ses méthodes sont sournoises. Pour ne pas devenir fou, il pousse l'autre à le devenir. C'est un flatteur et un énorme séducteur. Il va dire : "Je t'aime, mais..." et citer toute une liste de raisons pour ne pas vous aimer. Il n'a pas d'empathie et ne reconnaît jamais ses torts. Il passe son temps à dénigrer sa victime. Il reproche à l'autre d'être coupable de torts qui sont en réalité les siens. C'est ce qu'on appelle l'identification projective. Un mécanisme qui rend la victime impuissante jusqu'à ce qu'elle en comprenne le fonctionnement. C'est évidemment quelqu'un qui ne s'excuse jamais. C'est ce qui peut le différencier d'une personne à simple tendance tyrannique.

    5- Peut-on être "légèrement" PN ?

    Le besoin de tout critiquer en permanence, d'être dans un dénigrement systématique signe en effet une tendance perverse. Le propre des "vrais" pervers est qu'ils ne consultent jamais. C'est précisément quand ils ne le sont pas assez, ou légèrement seulement, qu'ils consultent. Là, le psy doit être très vigilant, ce qui ne suffit pas forcément tant le pervers en puissance est manipulateur et joue les victimes. Car, si le psy commence à le déculpabiliser, celui-ci deviendra pervers. Le psy doit même laisser son patient face à sa culpabilité !

    Le besoin de tout critiquer en permanence signe une tendance perverse.

    6- Peut-on être pervers au travail,mais pas dans le couple, et inversement ?

    C'est parfaitement possible. On peut être un toutou au travail et un tyran à la maison, et l'inverse. Le pervers fonctionne sur le clivage : ceux qui me ressemblent sont bons, ceux qui sont différents sont mauvais. Il a peur de se couper en deux. Ce clivage peut ne s'exercer que dans une sphère. On peut n'être pervers que quand on est amoureux. On peut très bien également ne l'être qu'avec son conjoint et pas avec les enfants, et inversement.

    7- Un pervers peut-il rendre pervers ?

    A l'exception des enfants, qui n'ont pas encore établi pleinement leur structure, il ne peut pas rendre l'autre structurellement pervers. Pour le devenir, il faut y être prédisposé. Le pervers nous pousse à la dépression, à la violence, à la maladie... Il s'agit bien souvent de réponses conjoncturelles. Il peut être normal de répondre ponctuellement à une agression par un mécanisme pathologique, ça ne fait pas de nous des pervers. Cette question en induit une autre: n'est-il pas pervers de traiter quelqu'un de pervers? La réponse, selon Jean-Charles Bouchoux, est qu'en effet "il est tentant d'attribuer à l'autre ce que l'on sent en soi".

    8- La victime du PN porte-t-elle une part de responsabilité ?

    Il existe des traits communs aux victimes de manipulateurs. Elles sont généreuses, sincères, ouvertes aux autres, font facilement confiance, mais sont souvent à la recherche d'une relation qui les aide à se structurer. Elles préfèrent s'inscrire dans le désir de l'autre plutôt que d'exposer le leur. Dans certains cas, les victimes ont un penchant masochiste. Elles ont souvent en commun avec les pervers une faille narcissique, mais la leur est plus ou moins profonde. Chez elles, celle-ci peut être simplement conjoncturelle.  

    La victime, à l'inverse du pervers, projette de l'amour.

    La victime, à l'inverse du pervers, projette de l'amour et, souvent, renarcissise son partenaire, ce qui la rend d'autant plus insupportable pour le pervers. Elle est habitée par le doute, le désir de faire mieux, d'être à la hauteur. Ce qui peut la conduire à surjouer son personnage. Mais il est très délicat de parler de responsabilité. N'oublions pas qu'elle reste une victime.

    9- Comment le neutraliser ?

    "Tuez-le, il s'en fout. Humiliez-le, il en crève", écrit Paul-Claude Racamier dans Le Génie des origines. Si vous vous mettez en colère face à lui, surtout en public, il retournera cette agressivité contre vous et profitera de la situation pour affirmer que vous révélez enfin votre vrai visage, que vous venez d'apporter la preuve de votre dysfonctionnement. Mais si vous le blessez, l'humiliez (sachant que la victime le fait rarement, parce qu'elle le protège), en démontrant que c'est lui qui est mauvais, Paul-Claude Racamier explique qu'il pourrait entrer dans une phase suicidaire. L'idéal est de couper court à toute relation avec le PN. En réalité, il n'y a pas d'alternative. Et il ne faut surtout pas tenter de se justifier ; il tâcherait immédiatement de retourner la rhétorique contre vous. La seule chose que l'on puisse lui dire, c'est : "Mais qui es-tu pour me dire ça?" Il faut renoncer à comprendre, également. Nous avons tous besoin de formuler: "S'il agit ainsi... c'est parce que...", or il n'y a pas de "parce que".

    10- Un PN peut-il guérir ?

    On ne soigne pas son conjoint, ni ses parents, ni son chef de service. Le PN n'est jamais soignable par sa victime. Or la victime souffre parfois du "syndrome de la réparation". La thérapie est envisageable, mais le PN est tellement manipulateur - il érige la manipulation au rang de norme - que les réussites sont rares...

    A lire les nouvelles parutions Les Relations perverses, par Claire-Lucie Cziffra. Eyrolles, 18 euros. Pourquoi m'as-tu abandonné(e) ? par Jean-Charles Bouchoux. Payot, 15,50 euros. De l'adulte roi à l'adulte tyran, par Didier Pleux. Odile Jacob, 22,90 euros. Et toujours Les Perversions narcissiques, par Paul-Claude Racamier. Payot, 13,50 euros. Les Pervers narcissiques, par Jean-Charles Bouchoux. Eyrolles, 18 euros.

    @www.lexpress.fr

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  • Drague, et si on s’offrait les conseils d’un pro?

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    Qui n’a jamais rêvé d’aborder un homme ou une femme qui nous plait, sans finalement jamais oser le faire ? II faut dire que l’exercice est délicat et la crainte d’un refus justifiée. Mais heureusement, certains professionnels comme Nicolas Bustin sont là pour nous épauler  et nous donner quelques astuces. A travers ses cours de love coaching, il nous apprend à séduire ou à rallumer la flamme de votre vie de couple.

    Petit tour d’horizon sur ce que nous propose ce professionnel de l’amour.

    A qui s’adresse un love coaching ?

    A toute personne qui a un problème dans sa relation amoureuse : il y a aussi bien des dames que des hommes et les tranches d’âge varient de 20 à 55 ans environ. Ce sont souvent des personnes qui ont vécu des expériences amoureuses qui se sont mal terminées, ou bien des personnes qui ne sont jamais arrivées à construire une relation. Ces situations sont souvent dues à une grande timidité ou à une perte de confiance en  soi suite à un échec.


    Qu’est qu’exactement un love coaching ?


    Un love coaching consiste d’abord à cerner le véritable problème de la personne et la cause de ce ou ces problème(s). Cela se fait lors du premier entretien où on prend le temps de discuter en profondeur de ce que cherche la personne qui s’adresse à nous. Ensuite, une stratégie est mise en place. Le plus souvent, cela commence par une reprise de confiance en soi. Puis, on peut aller jusqu’à accompagner la personne lors d’une sortie en discothèque pour la soutenir et voir quels sont ses progrès et ce qu’il y a encore à améliorer. Notre but n’est pas de trouver le partenaire idéal pour nos consultants, mais de leur donner les moyens de le trouver eux-mêmes et de se sentir bien dans leur peau.

    Quelle est la durée d’un love coaching ?

    C’est impossible de répondre à cette question. Pour certains cela peut aller très vite (par exemple, il suffit parfois d’une séance de photos qui va prouver à la personne qu’elle a du charme et sa beauté propre pour que tout aille beaucoup mieux). Mais pour d’autres, il faudra plus de temps, tout dépend du vécu antérieur de la personne et de sa capacité à évoluer.

    Pourquoi les gens aujourd’hui ne savent-ils plus draguer ?

    De nos jours, tout le monde a accès à internet et l’écran de l’ordinateur est un véritable écran protecteur pour certains. Il est plus facile de « chatter » sans sortir de chez soi, en espérant LA rencontre miraculeuse que de s’investir dans une relation. Du temps de nos grands-parents, les hommes invitaient les demoiselles à une promenade, à un goûter, à une soirée au théâtre, …et petit à petit on apprenait à se connaître et la romance pouvait débuter. Les jeunes d’aujourd’hui ont peur d’être romantique (ça pourrait faire ringard !) et de s’investir, de donner de leur temps et de leur personne pour construire une relation. D’ailleurs, on entend souvent dire des filles non plus qu’elles sont jolies ou mignonnes ou belles ou élégantes, mais simplement qu’elles sont « bonnes » ! Et  pourtant, le romantisme est toujours bien là, mais on ne le montre plus, on préfère parler de ses exploits sexuels.

    Y-a-t-il des gens qui ne savent pas, et qui ne seront jamais draguer ?

    Sans doute, mais est-ce vraiment nécessaire ? Etre soi-même et bien dans sa peau et capable d’entrer en contact avec les autres suffit bien souvent. Si vous êtes aimable et souriant, si vous êtes quelqu’un de sympathique et d’ouvert, vous avez probablement un réseau social bien étoffé. Et les rencontres se font alors naturellement.

    Qu’est ce qui a changé dans nos rapports homme/femme?

    Je ne peux pas en quelques mots vous faire une étude sociologique, mais les rapports hommes-femmes sont complètement bousculés. Au siècle dernier, une jeune fille devait être « honnête et sérieuse ». Aujourd’hui, elle doit être jolie et sexy. Il y a aussi beaucoup moins de respect de l’homme vis-à-vis de la femme et la galanterie est un phénomène rare. Par contre, la femme en s’émancipant s’est ouverte au plaisir sexuel et veut aussi pouvoir profiter de ce domaine de la relation. Cela fait peur à beaucoup d’hommes, quoi qu’ils en disent. Ils ne connaissent pas le corps de la femme, et on leur demande de le faire vibrer, et non plus uniquement de le pénétrer. Avouez que ça peut faire peur, si vous ne connaissez pas l’instrument et qu’on vous demande une symphonie !

    Quelle est la crainte des gens face à une démarche comme la drague ?

    La peur du refus. Abordez l’autre n’est difficile que parce qu’on craint le non ou le ridicule. Et la fille qui se fait draguer ne sait plus aujourd’hui pourquoi on la drague : juste pour une nuit au lit, ou pour une vraie relation. Donc, les deux ont peur, ce qui rend le contact difficile.

    Quel est le premier conseil que vous donneriez à quelqu’un qui ne sait pas draguer ?


    Avant tout, ne pas chercher à draguer. Chercher à être bien dans sa peau, à se faire des amis, à avoir une vie sociale. Il faut sortir, voir des gens et rester ouvert à la rencontre, sans la chercher à tout prix.


    www.softlove.be


    Rue 1 ére Amée Américaine, 166/b
    5100 Wépion (Namur)
    Belgique
    Tel.         +32 (0)81 460 111
    Fax.        +32 (0)81 460 479

     

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